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Fecha(s)
- 07-04-1936 (Creación)
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6 A4 pages, single sided, typed
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Institución archivística
Historia archivística
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Letters about meetings and Bishop.
AI CLEANED TEXT AND TRANSLATION
Cleaned French Text
Mon bon & cher Père,
Voici le mémoire que je vous avais promis de Dublin avant-hier. Ne croyez pas que les lauriers de D. Eugène ou de P. Maur m'empêchent de dormir : je n'ai nulle envie de fonder une nouvelle Congrégation. Miss Martin s'est mise en rapport, non avec moi, mais avec mon prédécesseur — et j'ai été quelque temps, même devenu Prieur, avant de savoir exactement ce qu'elle projetait. Je ne me suis pas fait d'idée préconçue en la matière, et j'attends, sans nulle impatience que Dieu montre le chemin à ces braves filles. Entretemps, si je parle d'elles et de cette œuvre à la première personne — "nous" — c'est que, depuis deux ans, elles font véritablement partie de Glenstal, elles ont tellement l'esprit de la maison, nous sont tellement dévouées, et nous rendent, avec une inaltérable bonne humeur, tant de services, que je ne puis pas ne pas les considérer comme étant de notre famille, et je ferais tout pour les aider à atteindre leur but.
Miss Martin elle-même est une âme de prière, une volonté vaillante — elle est personne du monde, et m'est, à ce point de vue, très utile dans mes travaux d'approche dans la société de Dublin, pour le recrutement si difficile de mon École.
Elle s'est montrée d'une patience surnaturelle indémontable, attendant de Dieu le signe qui lui dirait d'agir. Nous croyons tous que l'appel de la Propagande est ce signe. Dès lors, nous voudrions pouvoir nous mettre à l'œuvre au plus tôt, et nous ne le pourrons qu'après réponse de Rome. Elle jugera les Évêques, et nous permettra de prendre position.
Merci de ce que vous ferez pour elles et pour nous, et priez un peu...
Quelques notes pour illustrer la demande des Auxiliaires Médicales [des Missions]
Origines.
Miss M[arie] M[artin] de Dublin, après trois années d'Afrique, en qualité d'infirmière laïque, auxiliaire des Missions, était revenue en Irlande pour raison de santé. Ce qu'elle avait vu là-bas lui avait révélé l'immense besoin de secours médicaux pour les mères et les bébés. Aussitôt rentrée, elle tenta plusieurs essais pour grouper des bonnes volontés, et amorcer une congrégation religieuse. Il y eut des malentendus, des incompréhensions, elle se renferma dans une prière et une vie de bienfaisance au sein de sa famille, attendant l'heure de Dieu. En 1934, un évêque missionnaire, Mgr Shanahan C.S.Sp., qui l'avait connue en Nigérie, lui conseilla de commencer quelque chose. La lecture des livres de Marmion, les traditions bénédictines de sa famille (ses 3 ou 4 frères ont été élèves à Downside) l'amenèrent à Glenstal.
A) Or D. Gérard, alors Prieur, se trouvait en ce moment dans de grands embarras. Vous savez qu'ici les services de cuisine, parloir, etc. se font par des femmes — et il avait usé des séries de cuisinières, bonnes, infirmières (pour l'École), etc. Il lui sembla, ainsi qu'à M.M.M. que l'on pourrait mutuellement service.
B) Organisation. L'Archevêque de Cashel, pressenti, refusa sans hésiter, nettement, toute autorisation de tenter quelque chose qui serait une congrégation religieuse. Mais, par bienveillance pour Glenstal, il consent à ce que M.M.M. prenne en mains la direction du personnel féminin : elle choisira les sujets, et, d'accord avec le Prieur, assurera un personnel complet pour le Prieuré, et surtout pour l'École, à laquelle l'Archevêque tient par-dessus tout. Glenstal pourra, en échange, donner à ces jeunes filles une direction religieuse suivie, par voie d'instructions, etc.
Nous avons vécu sur ce statut depuis mars 1934. Petit à petit, les sujets venus attirés par l'œuvre missionnaire entrevue, nous avons pu éliminer les autres femmes. D'où paix et sécurité, atmosphère religieuse — et soulagement budgétaire, car elles ne sont pas payées, et vivent sans exigences de notre table. Cela nous épargne de 120 à 150 Livres st. par an — sans compter les économies de gâchis (des personnes consciencieuses et soigneuses).
Entretemps on étudiait. Le P. Vermeersch avait été consulté par l'ancien directeur de M.M.M, le P. Kelly, S.J. Il avait conseillé notamment de commencer comme Société laïque (est-ce le terme? je veux dire les Associations pieuses sans vœux, Tit. 17 du Code J.C.) avec vœux privés. Le moment venu, Rome reconnaîtrait facilement leur temps de formation comme noviciat ou partie de noviciat canonique, et on pourrait sans tarder avoir une communauté religieuse.
C) En prévision de cet avenir, elles vivaient une vie commune et réglée, et s'essayaient aux observances.
Le premier pas. En février, deux des jeunes filles ayant passé ici un an et plus, on décide de leur faire commencer leur formation professionnelle. Il n'y a à Dublin qu'une maternité catholique (la plus fameuse, la "Rotunda", est protestante), l'Hôpital de Holles Street, tenu par des laïques. Le comité d'administration accepte de les recevoir pour un minerval très réduit, parce que se destinant aux Missions. Mais il demande pour cela des garanties : vœu, ou comme cela se fait dans plusieurs sociétés missionnaires d'Irlande, serment de se consacrer à la Mission. On convient donc de leur faire faire des vœux privés, les attachant à l'œuvre projetée — et elles vont entrer à Holles Street en avril prochain.
Instruction de la S.C. de la Propagande. C'est alors, quand tout était arrangé pour Holles Street, que nous avons eu connaissance — en lisant un journal anglais, le Catholic Times (pas un journal d'Irlande n'en a parlé!) de l'instr. de la S.C. de la Propagande en date du 11 fév. Je suggère aussitôt d'écrire à la S.C. pour remercier de ce mot d'ordre, et se mettre à la disposition du S. Père. Le Nonce consulté approuve, mais, soit spontanément, soit parce qu'il croyait que tel était mon avis, il conseille de faire une démarche auprès de notre Archevêque. Vous savez que celui-ci nous est favorable, et s'est montré en toute circonstance notre protecteur — et nous n'avons jamais rien fait d'important sans le mettre au courant. D'autre part, il avait jadis refusé péremptoirement à M.M.M. de commencer une Congrégation à Glenstal. Comme tous les Évêques d'Irlande, il est très opposé à toute fondation religieuse dans son diocèse.
J'y fus le mercredi 25 mars, et fus assez bien reçu. Il me réitéra d'abord son refus absolu, puis, après lecture du document dont je lui apportais le texte latin (il n'avait encore entendu parler de rien), il accepta la discussion. Mais, comme il s'agissait de formation médicale, il se rabattit sur la nécessité d'avoir avant tout une maison à Dublin ou à Cork — et par conséquent l'approbation de l'Ordinaire de là-bas. Il ne voulut plus admettre que cela. "Adressez-vous à Dublin (il ne parla plus de Cork) et si l'Archevêque vous approuve, je prendrai en considération l'établissement d'un noviciat à Glenstal". Je lui dis alors que M.M.M. comptait écrire à Rome pour se mettre à la disposition du S. Siège, et il ne fit aucune objection; et l'entretien se termina au bout d'1/2 h. Je passai chez son secrétaire, et lui remis pour Sa Grace copie du document rédigé pour le Card. Préfet — dont je vous ai envoyé le texte hier (?). Après quelques hésitations, le Secr. crut devoir me prévenir que sans doute, avant de me donner réponse, l'Archevêque prendrait langue avec Mgr de Dublin.
Consultation chez le Nonce. Le jeudi 26 je me suis rendu chez le Nonce. Il me déconseille de m'adresser à l'Archevêque de Dublin. Celui-ci n'admet pas à aucun prix des religieuses, et surtout pas de religieuses hospitalières dans son diocèse. Il y a là-dessus, me dit le Nonce, une décision du Chapitre, qui est draconiennement observée. Cork, ajoute-t-il, serait favorable, et l'école de médecine de là-bas est meilleure que celle de Dublin.
Après une longue discussion, nous nous résolvons à abandonner pour le moment l'idée d'une congrégation religieuse. Nous demanderons l'avis du S. Siège, en nous mettant à sa disposition pour agir comme il lui plaira ; s'il nous dit de ne pas insister devant la résistance des Évêques irlandais, nous commencerons sous forme laïque. Après quelques années, les Évêques d'Irlande, voyant les faits, et reconnaissant que nous ne travaillons qu'en pays de mission, non seulement se raviseront, mais seront peut-être très heureux d'appuyer cette œuvre irlandaise.
Réponse de l'Archevêque de Cashel. Le vendredi (lettre reçue le 27), l'Archevêque de Cashel me répondait que jamais il n'avait autorisé la formation à Glenstal d'une société même laïque, aux termes du Tit. 17, et que d'ailleurs il ne le pourrait faire qu'après consultation du S. Siège. Cette réponse ne fait nulle allusion à l'adresse de M.M.M. que je lui ai remise. Elle est peu pertinente et ne change rien à la situation présente. Je me suis contenté d'en accuser réception, et je ne continuerai pas la discussion avant d'avoir reçu une réponse de Rome.
Me voici de nouveau à Dublin — toujours pour la même affaire. Ce départ a été décidé brusquement, et je suis enchanté de m'y être résolu. Le Nonce a été content de pouvoir me dire certaines choses que Miss M. n'avait peut-être pas suffisamment saisi dans sa manière d'envisager le problème, et de m'entendre lui exposer de vive voix comment s'était passée l'entrevue de Thurles. Il a vivement conseillé de remettre l'affaire aux mains de D. Pierre, qu'il juge l'un des hommes les plus capables de la bien mener. Aussi, après une nuit de réflexion (entendez : de bon sommeil — il fait calme ici comme en un monastère —) et une nouvelle conversation ce matin, nous avons tiré une Copie définitive du document à mettre sous les yeux du Card. de la Propagande (Fumasoni Biondi, ami personnel du Nonce). J'ai rédigé une lettre à D. Pierre, et le tout va partir incessamment pour Rome — le temps de faire une nouvelle copie du mémoire de Miss Martin, pour en éliminer la mention de l'Archevêque de Cashel — crainte que voyant son nom, la Congr. ne s'adresse à lui pour renseignements ; cela est une précaution tout à fait caractéristique de Mgr Bearzotti, dont la finesse consiste peut-être surtout à prévoir tous les dangers, même parfois les plus imaginaires.
Le résultat le plus important de notre longue conversation d'hier est que, vu l'opposition certaine de l'Arch. de Dublin à tout établissement de religieuses, surtout hospitalières dans son diocèse, nous ne poursuivrons pas pour le moment la fondation de communauté tant rêvée par Miss Martin. Je ne l'ai pas revue assez longtemps seule ce matin (elle est naturellement chez elle, tandis que je suis l'hôte du Nonce) pour savoir l'impression que lui fera ce changement de front, mais la formule que j'ai suggérée me semble la meilleure, et ne peut la décourager : demander au S. Siège approbation de leur désir et encouragement — et se mettre entre ses mains entièrement lui demandant de leur donner des directions, et particulièrement sur ce point-là : doivent-elles se former dès maintenant en congrégation religieuse, ou lancer leur œuvre, et même commencer à envoyer des sujets en mission, où on les demande déjà, et partir sous forme laïque?
Cela n'est pas détaillé naturellement dans le document envoyé au Card. ni dans la lettre que j'y ai jointe, mais je l'ai expliqué à D. Pierre.
Je repars tantôt pour Glenstal, et compte toujours sur vos prières & votre bénédiction — ainsi que sur vos sages conseils.
Reverendissime Père
Nonciature, 29 mars 1936
votre fils très humblement et filialement
ENGLISH TRANSLATION (AI)
My good & dear Father,
Here is the memorandum I promised you from Dublin the day before yesterday. Do not think that the laurels of D. Eugene or Fr. Maur keep me from sleeping: I have no desire to found a new Congregation. Miss Martin got in touch, not with me, but with my predecessor — and I was some time, even after becoming Prior, before knowing exactly what she was planning. I have formed no preconceived ideas on the matter, and I wait, without any impatience, for God to show the path to these brave girls. In the meantime, if I speak of them and of this work in the first person — "we" — it is because, for two years, they have truly been part of Glenstal; they have the spirit of the house so much, are so devoted to us, and render us, with an unalterable good humor, so many services, that I cannot help but consider them as being of our family, and I would do anything to help them reach their goal.
Miss Martin herself is a soul of prayer, a valiant will — she is a person of the world, and is, from this point of view, very useful to me in my introductory work in Dublin society, for the recruitment so difficult for my School.
She has shown herself of an unsurmountable supernatural patience, waiting on God for the sign that would tell her to act. We all believe that the call of the Propaganda is that sign. Consequently, we would like to be able to get to work as soon as possible, and we will only be able to do so after a reply from Rome. It [Rome] will judge the Bishops, and allow us to take a position.
Thank you for what you will do for them and for us, and pray a little...
Some notes to illustrate the request of the Medical Auxiliaries [of the Missions]
Origins.
Miss M[arie] M[artin] of Dublin, after three years in Africa, in the capacity of lay nurse, auxiliary to the Missions, had returned to Ireland for health reasons. What she had seen over there had revealed to her the immense need for medical aid for mothers and babies. Immediately upon returning, she made several attempts to group together good wills, and to start a religious congregation. There were misunderstandings, incomprehensions; she withdrew into prayer and a life of charity within her family, awaiting God's hour. In 1934, a missionary bishop, Mgr Shanahan C.S.Sp., who had known her in Nigeria, advised her to start something. Reading the books of Marmion, and the Benedictine traditions of her family (her 3 or 4 brothers were students at Downside) brought her to Glenstal.
A) Now D. Gerard, then Prior, found himself at that moment in great difficulties. You know that here the kitchen services, parlor, etc. are done by women — and he had used series of cooks, maids, nurses (for the School), etc. It seemed to him, as well as to M.M.M. that they could be of mutual service.
B) Organisation. The Archbishop of Cashel, when approached, refused without hesitation, clearly, any authorization to attempt anything that would be a religious congregation. But, out of benevolence for Glenstal, he consents to M.M.M. taking into her hands the direction of the female staff: she will choose the subjects, and, in agreement with the Prior, will ensure a complete staff for the Priory, and especially for the School, which the Archbishop values above all. Glenstal will be able, in exchange, to give these young girls continuous religious direction, by way of instructions, etc.
We have lived on this status since March 1934. Little by little, subjects having come attracted by the missionary work glimpsed, we have been able to eliminate the other women. Hence peace and security, religious atmosphere — and budgetary relief, for they are not paid, and live without demands from our table. This saves us from 120 to 150 Pounds st. per year — not counting the savings from waste (conscientious and careful persons).
Meanwhile we were studying. Fr. Vermeersch had been consulted by the former director of M.M.M, Fr. Kelly, S.J. He had advised notably to begin as a Lay Society (is this the term? I mean the Pious Associations without vows, Tit. 17 of the Code of Canon Law) with private vows. When the time came, Rome would easily recognize their time of formation as a novitiate or part of a canonical novitiate, and one could without delay have a religious community.
C) In anticipation of this future, they lived a common and regulated life, and tried themselves at observances.
The first step. In February, two of the young girls having spent a year and more here, we decide to have them start their professional training. There is in Dublin only one Catholic maternity hospital (the most famous, the "Rotunda", is Protestant), Holles Street Hospital, run by lay people. The administration committee accepts to receive them for a very reduced fee, because they are destined for the Missions. But it asks for guarantees for this: a vow, or as is done in several missionary societies of Ireland, an oath to consecrate themselves to the Mission. We agree therefore to have them make private vows, binding them to the projected work — and they are going to enter Holles Street next April.
Instruction of the S.C. of Propaganda. It was then, when everything was arranged for Holles Street, that we became aware — by reading an English newspaper, the Catholic Times (not one Irish newspaper spoke of it!) of the instr. of the S.C. of Propaganda dated Feb 11. I suggest immediately writing to the S.C. to thank them for this watchword, and to put oneself at the disposal of the Holy Father. The Nuncio, consulted, approves, but, either spontaneously, or because he believed that such was my opinion, he advises making an approach to our Archbishop. You know that he is favorable to us, and has shown himself in all circumstances our protector — and we have never done anything important without informing him. On the other hand, he had formerly refused peremptorily to M.M.M. to start a Congregation at Glenstal. Like all the Bishops of Ireland, he is very opposed to any religious foundation in his diocese.
I went there on Wednesday, March 25, and was received quite well. He first reiterated his absolute refusal, then, after reading the document of which I brought him the Latin text (he had not yet heard anything about it), he accepted the discussion. But, as it concerned medical training, he fell back on the necessity of having first of all a house in Dublin or in Cork — and consequently the approval of the Ordinary over there. He would not admit anything else. "Address yourself to Dublin (he spoke no more of Cork) and if the Archbishop approves you, I will take into consideration the establishment of a novitiate at Glenstal". I told him then that M.M.M. intended to write to Rome to put herself at the disposal of the Holy See, and he made no objection; and the interview ended after 1/2 hour. I stopped by his secretary, and gave him for His Grace a copy of the document drafted for the Card. Prefect — of which I sent you the text yesterday (?). After some hesitations, the Secr. thought he should warn me that doubtless, before giving me an answer, the Archbishop would confer with Mgr of Dublin.
Consultation at the Nuncio's. On Thursday the 26th I went to the Nuncio's. He advises me against addressing the Archbishop of Dublin. The latter does not admit at any price nuns, and especially not nursing nuns in his diocese. There is on this, the Nuncio tells me, a decision of the Chapter, which is draconianly observed. Cork, he adds, would be favorable, and the medical school over there is better than that of Dublin.
After a long discussion, we resolve to abandon for the moment the idea of a religious congregation. We will ask the advice of the Holy See, putting ourselves at its disposal to act as it pleases; if it tells us not to insist in the face of the resistance of the Irish Bishops, we will begin under a lay form. After a few years, the Bishops of Ireland, seeing the facts, and recognizing that we only work in mission countries, will not only change their minds, but will perhaps be very happy to support this Irish work.
Reply of the Archbishop of Cashel. On Friday (letter received the 27th), the Archbishop of Cashel answered me that he had never authorized the formation at Glenstal of a society, even a Lay one, under the terms of Tit. 17, and that besides he could only do so after consultation with the Holy See. This answer makes no allusion to the address of M.M.M. which I gave him. It is not very pertinent and changes nothing in the present situation. I contented myself with acknowledging receipt, and I will not continue the discussion before having received a reply from Rome.
Here I am again in Dublin — still for the same business. This departure was decided abruptly, and I am delighted to have resolved to do it. The Nuncio was happy to be able to tell me certain things that Miss M. had perhaps not sufficiently grasped in her way of envisioning the problem, and to hear me expose to him in person how the interview at Thurles had gone. He strongly advised putting the matter in the hands of Dom Pierre, whom he judges one of the men most capable of leading it well. So, after a night of reflection (meaning: of good sleep — it is quiet here as in a monastery —) and a new conversation this morning, we have drawn up a final Copy of the document to put before the eyes of the Card. of Propaganda (Fumasoni Biondi, personal friend of the Nuncio). I have drafted a letter to Dom Pierre, and the whole thing is going to leave incessantly for Rome — time to make a new copy of Miss Martin's memorandum, to eliminate the mention of the Archbishop of Cashel — for fear that seeing his name, the Congr. might address him for information; that is a precaution quite characteristic of Mgr Bearzotti, whose finesse consists perhaps above all in foreseeing all dangers, even sometimes the most imaginary ones.
The most important result of our long conversation yesterday is that, given the certain opposition of the Arch. of Dublin to any establishment of nuns, especially nursing ones in his diocese, we will not pursue for the moment the foundation of a community so dreamed of by Miss Martin. I did not see her again long enough alone this morning (she is naturally at her home, while I am the guest of the Nuncio) to know the impression this change of front will make on her, but the formula that I suggested seems to me the best, and cannot discourage her: ask the Holy See for approval of their desire and encouragement — and place oneself entirely in its hands asking it to give them directions, and particularly on that point: should they form themselves from now on into a religious congregation, or launch their work, and even start sending subjects on mission, where they are already asked for, and leave under a lay form?
This is not detailed naturally in the document sent to the Card. nor in the letter that I attached to it, but I explained it to Dom Pierre.
I am leaving shortly for Glenstal, and count always on your prayers & your blessing — as well as on your wise counsels.
Most Reverend Father
Nunciature, March 29, 1936
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ORIGINAL OCR TEXT
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votre fils tres bumblement et filialement
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Se suggere aussitot d'acrire a la S.C. pour remercier de ce mot d.
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de de medecine de id bas est meildeure que celde de publin.
Apres une Jopgue discussion, nous nous rGsolvope i abandopber pour i9
momemt l'idte d'une congregation religieuse. Nous demanderons davis du S.
Siege,ep nous mettat i sa dieposition pour agir comme ii lui paira, s'1
nous dit de ne pas insister devant la resistance des Eveques akErAasdE,
Dous commencerons sous forme laidue. Apres dueldues anndes,Les Evedues d9
Rande,woyant Mes faits,et reconnaissant due mous ne travaildons Qudep pay5
de mission,o seulemept se raviseront,mais seropt peut stre tres heureur
D'appuvec cette oeuvre irlandaise.
7T RAponse de MArchev3que de Cashel. He waxdrsdi jeudi 26tlettre recue le 27J'ArcB
Rvedue de fashel me repondait que jamais il nsavait autorise la formatiop a
Clenstal d'ume socittt meme Lafque,aux termes du Tit.19,et Que d'ailleurs
Jil ne le pourrait faire qu'apres consultatiop du S.Siege. Cette raponse Re
Nulle allusiop a Madresse de M.M.M. que jo
1i ai remise &
Ast aae pertimepteet ne change ien a la situation presente. Je me suis
Conterte der accuser reception,et se ae contiruerai pas 1a discussior aoe
Atre Me Are Alu Ha;de Cylcsttre.
A'doir recd ube reponse de Rome.
ment, toutef autorisation de tenter queldue chose qui serait une congrEg
Higieuse. Mais,par bienveillance pour Glenstal,'il consept a ce que M.I
EtAt pe A Eedte 5 dyelte & Aiee/re5
ne ep mains la directiop du personel fdmipin.elde choisira les sujets,d
Avec le Prieur,assurera up personnel complet pour le Prieurt .ot surtote
A'rcole. a iaquelde MArcheveaue tiert par dessus tout. . clenstal pourra
ge,donner a ces ieunee fidles une direction reli ieuse suivie, pac woie d
Lions,etc.
Mous awone vacu sur ce statut depuis mars 195d.Petit a petit,les sujet
Larn
Vepustattirges par Joouvre missiopnaire entrevue,pous awops pu (iminer
Doe autre femmes.b'on paix et stcurite,atmoephere religieuse - et soule
A lauLiar,
Dudgalaire,car eldas se sont pas paytes,et wivept sane exigences de notr
Cela ous eparmme de 120 i 150 Mst. par anssans compter des Aconog
Siest mise en rapport,non avec moi,mais avec mon predeceesueur- et j'ai
At& Queldue temps,meme devenu Piieur, avant de savoir exactement ce qu
Slle projetait. Je ne me suis pas fait d'ides praconcues en la matisre,
et Jattends,sahs pulde impatience que Dieu montre le chemip a ces bravee
filles. Entretemps, si je parle dselles et de cette oeuvre a la premiere
Dersonne - nous - c'est que,depuis deux ans,elles font veritablement par
tie de Gjenstal,elles ont te lement Mesprit de la maisop,nous sopt telif
ment devoudes, et ous rendent,avec une inalterable bonne humeur,tant de
Services,due je ne puis pas ne pas les considerer comme &tant de notre
famille,et je ferais tout pour les aider a atteindre leur but.
Miss Martip elle-meme est une ame de priere,ume wokontt vaillabte -
clle est persopne du monde,et m'est,a ce point de vue,tres utile dang
mes travauy d'approche dans la socictt de Dublin, pour le recrutement si
difficile de mon Ecole.
Mlle s'est montrde d'une patiende surnaturelle indemontable, attendam
de Dieu le signe Qui lui dirait d'agir. Mous croyons tous Que Mappel de
Ma P3opagande est cexsigne. Des Lors,nous voudrions pouvoir nous mettre
A Loeuvre au plus tot, et nous ne le pourrons qu'apres reponse de Rome
Elle sagera les Bvsdues, et nons permettra de prerdre position,
Merci de ce que wous ferez pour elles et pour nous, et priez up peu
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Acumulaciones
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Condiciones de acceso
Condiciones
Idioma del material
- francés
